Auteur/autrice : Quentin

  • Deux fesses radieuses et un ponton

    Deux fesses radieuses et un ponton

    Entre le feu du soleil
    et l’eau du lac des merveilles
    se trouvent à moi sans pareil
    les charmes d’une blanche demoiselle.

    Sous une aura d’aquarelle
    en liserai noir sans dentelle
    elle fait bronzer sous le ciel
    deux vives collines de chair belle.

    Au fond de moi comme un secret
    je fais le vœux le plus pressé
    d’aller vaillant m’aventurer
    en ces terres saintes et sacrées.

    À vous je peux confesser,
    en des termes plus concrets,
    que sous mes yeux apparaissent
    les plus majestueuses fesses.

    Je vais vous dire ce qu’elles méritent
    ces protubérances d’Aphrodite !
    Que dans le plus grand des respects
    elles soient couvertes et enveloppées
    de tous les plus doux baisers.

  • Haïkus en août 2025

    Haïkus en août 2025

    Oreilles contentées
    de la voix si angélique
    d’un appel d’été.


    Grande joie de l’été
    que de promener ses pieds
    seul sous les étoiles.


    Sonnent les percussions
    de mon trente-septième été
    entouré d’amis.


    Les jets sous mes pieds
    et la vapeur d’eau chaude
    cadeau juste à moi.


    Dimanche estival
    présence amicale
    de mon corps au lit.

  • Danser c’est Créer

    Danser c’est Créer

    Un grand oiseau blanc aux plumes soyeuses
    se libère et s’assume aux yeux des autres,
    il virevolte dans le grand vent, puis atterrit.

  • Bain glacé

    Bain glacé

    Je savais d’elle deux grand yeux bleus
    Et de sa voix le ton harmonieux.
    C’est dans l’eau froide, d’un bain glacé
    Et le chic d’un maillot ajusté
    Qu’emballés de noir se sont révélés
    Deux audacieux trésors sacrés.

    Après l’eau et la serviette
    Ses courbes me tournent encore la tête
    Je dois me rendre à l’évidence
    Je les désire en abondance.

    Vulnérabilité d’être sans armure
    Devant ces deux beaux fruits mûrs
    Pointant vers moi et le ciel azur
    Leurs extrémités éminemment dures.

    Face à tant de générosité
    En sa plantureuse féminité
    Je ressens dans tout mon être
    Le trouble de l’homme honnête
    Qui de façon instantanée
    Retrouve l’instinct du nouveau-né.

  • Haïkus en juillet 2025

    Haïkus en juillet 2025

    Loin sous les étoiles
    douceur de vivre l’été
    au balcon nouveau.


    Dix minutes à rire
    sans arrêt à l’air d’été
    mes yeux dans les siens.


    Douceur de l’été
    que ces deux pointes
    sous le tissu blanc.


    La nuit chaude d’été
    fit l’amour passionnément
    puis se rendormit.


    L’été en forêt
    on s’est raconté nos vies
    sur un banc en bois.


    La meilleure pizza
    en été perd son attrait
    servie sans sourire.


    Une journée d’été
    sur le chemin le plus vert
    je marche et je mange.


    Vibrations d’été
    deux objets se cassent par terre
    je tape mes tambours.


    Joie de retrouver
    après absence en été
    son logis chéri.


    Tout seul en été
    la perspective d’un voyage
    pour me réjouir.


    Étant juste toi
    pour l’amour que tu m’évoques
    intime ovation.


    Au cœur de l’été
    je danse au premier concert
    je l’ai rencontrée.


    En pleine altitude
    elle tape sur ses percussions
    je pleure de beauté.


    L’été en montagne
    à cinq en voiture
    famille d’un trajet.


    Par un beau hasard
    même maison et même concert
    neufs étés plus tard.


    Elles partagent la scène
    les instruments résonnants
    mais aussi leur lit.


    En finesse sur scène
    les notes se logent dans mon cœur
    je mange et je pleure.


    Son corps délicat
    dans sa robe orange et blanche
    me fait voyager.


    Leurs deux voix se mêlent
    belles comme elles se trouvent sur scène
    brune et blonde.


    Ce concert d’été
    une serviette couvrait sa tête
    durant son solo.


    Randonnée d’été
    pour quatre chanteuses habitées
    et mes larmes salées.


    Trempés jusqu’aux os
    par la pluie de la montagne
    les cœurs restent bien chauds.


    Tristesse de l’absence
    d’un au revoir incarné
    lorsqu’elle est partie.


    Bonheur que sentir
    les paroles de son cœur lourd
    recevoir écoute.


    Instabilité
    météo de la montagne
    de mes émotions.


    Un piano là-haut
    dernier concert de l’été
    sous mes yeux humides.


    Bénie soit la femme
    qui laisse sa chevelure neutre
    paraître à l’été.


    De mes percussions
    ça y est je souhaite briller et
    me faire remarquer.


    Un heureux chaos
    règne dans cet aéroport
    je me sens renaître.


    Je me sens enfant
    randonnant avec parents
    mais avec amis.

  • Haïkus en juin 2025

    Haïkus en juin 2025

    Le soir au gymnase
    du cœur je saisis ma chance
    sa tête dans mon cou.


    Au petit matin
    pour guérir l’homme et la femme
    elle colore sa toile.


    Instants chauds légers
    téléphone minimaliste
    c’est ma liberté.


    Enfin il choisit
    fin d’une journée printanière
    de prendre soin de lui.


    Touché au cœur et au corps
    de la danse printanière
    avec elle.


    Le bonheur commence
    par se sentir bien ici
    lorsqu’on est ici.


    Première danse d’été
    elle pose sa main sur mon cœur
    pleurer est si simple.


    La mère et la fille
    la nuit d’été au balcon
    me lançaient des fraises.


    Mon hamac d’été
    comme un ventre maternel
    je m’y régénère.

  • Inspiration d’une fluorite

    Inspiration d’une fluorite

    Je suis une pierre qui te ressemble. J’ai hérité de propriétés biologiques comme les strates de mon cristal et mon potentiel colorimétrique. Mais ma forme, mes fêlures, mes éclats et ma singularité, résultent de mon contact avec le monde extérieur, des traitements et chocs que j’ai reçue.

    Issue de la puissance volcanique, j’ai lentement refroidie et me suis figée durant des millénaires, avant que l’Homme ne creuse le sol, ne découvre ma beauté et décide de m’exposer aux yeux du monde. Je ne conscientise pas mon pays d’origine mais je porte en ma structure les propriétés de son sol. J’ai voyagé jusqu’en Europe où l’on m’a taillée, roulée, afin de me donner une forme lisse harmonieuse et mettre à jour mes jolies couleurs : vert d’eau et pourpre translucide.

    J’ai été au contact d’autres pierres et je suis plusieurs fois tombée au sol. Je me suis fissurée à l’intérieur mais jamais cassée. Je me sens fragile, mais lorsque je suis sous la lumière, plusieurs de mes angles laissent apparaître de ces failles les lueurs arc-en-ciel qui étincellent et brillent, me conférant une aura d’objet magique et guérisseur.

    Je suis naturelle, authentique, et j’aspire à partager mon énergie vibratoire avec le monde !