Catégorie : Haïkus

  • Haïkus en juin 2026

    Haïkus en juin 2026

    Un vieux grenier
    la lueur de la lune
    les courbes de son corps nu.


    Deux arbres
    le tissu du hamac tendu
    je me dépose.


    Deux âmes, deux corps, deux vécus
    éprouvés
    une rencontre.

  • Haïkus en mai 2026

    Haïkus en mai 2026

    Un gros câlin
    proposé
    en anglais.


    Partages profonds
    de deux poitrines serrées
    sur le quai de la gare.


    Des mois plus tard
    la femme oiseau
    revient toucher mon cœur.


    Un film
    un plat
    et beaucoup d’écoute.


    Joie du désir partagé
    de s’unir
    pour le plaisir.


    Mon vélo sillonne Bruxelles
    légèreté
    de la nuit avec elle.


    Protégés de la pluie sous un arbre
    sa confidence
    m’émeut aux larmes.


    Chemins de campagne à vélo
    douceur intacte
    de mon enfance.


    Des fleurs jaunes
    dans l’herbe qui s’étend
    le Périgord de mes 6 ans.


    Profondeur de la végétation
    sous l’eau limpide
    de la rivière.


    Nos doigts
    nos lèvres
    attirés sous la Lune.


    L’espace entre les feuilles
    dessine un cœur
    la Lune en mouvement dedans.


    Ma langue
    ses lèvres
    le musc entre les deux.

  • Haïkus en avril 2026

    Haïkus en avril 2026

    Sa cape et son sourire
    étincelants
    depuis la scène.


    Admiration
    du champ de tulipes
    partagé avec elle.


    Quel beau cadeau
    que de partir
    le cœur guéri.

  • Haïku en mars 2026

    Haïku en mars 2026

    L’amour et la colère
    à la suite
    sur son visage.

  • Haïkus en décembre 2025

    Haïkus en décembre 2025

    Espace sacré
    pour me ressourcer
    et me remettre à créer.


    Sa vulnérabilité
    comme un cadeau
    dont elle n’a pas conscience.


    Sa maladie
    comme point de départ
    d’un réajustement.


    L’idée d’un steak
    avec de l’ail et du beurre
    pour me réjouir.


    La violence
    mise en lumière
    pour être reconnue.

  • Haïkus en novembre 2025

    Haïkus en novembre 2025

    Le contact de sa peau blonde
    si familier
    danse de toujours.


    En réconfort
    d’une dure journée de labeur
    le fromage fondu.

  • Haïkus en octobre 2025

    Haïkus en octobre 2025

    Je quitte ma maison
    et la retrouve
    des tomates-cerises en main.


    Ses cheveux noirs
    sa main dans ma nuque
    et le silence.


    De mon balcon
    j’ai fait coucou
    aux lointains passants amis.


    Insomnie
    pour me lever
    et manger du thon.


    Les couleurs de l’automne
    vivent
    comme un deuxième printemps.


    Tournoiement céleste
    de la feuille d’automne
    terminant dans le lac.


    En se livrant
    on a adoucit les parts blessées
    de nos histoires.


    Dans le chaos des cœurs qui pointent
    je peine
    à sentir le mien.

  • Haïkus en septembre 2025

    Haïkus en septembre 2025

    J’ai décidé
    de fêter la fin d’été
    à Annecy.


    Pas pressés le matin
    en fou-rire dans le train
    voilà mon chemin.


    Le bleu du lac
    le confort du hamac
    et le lierre de l’arbre.


    Le poème du libraire
    le toit de l’église
    et la pluie dehors.


    Le pantalon blanc
    de la joueuse d’orgue
    s’agite sous la pluie.


    C’est sur ce même bateau
    que trois étés plus tôt
    elle était seins nus.


    Bonheur dans le lac
    d’être aussi sale
    puis aussi propre.


    Elle a mauvaise haleine
    la dame à côté
    à la laverie.


    Des corps enlacés
    dansent sous la Lune
    beaux comme des Soleils.


    Je signe
    à sa demande
    pour ses enfants.


    Dès le matin
    entre les gouttes de rosée
    des fourmis slaloment.


    Dans un salon de thé
    je la reçois cinq sur cinq
    sa voix nouvelle.


    L’eau comme élément
    de célébration
    de la fin d’été.


    L’été s’estompe
    deux bouches racontent
    quatre lèvres se rencontrent.


    Soirée estivale
    rencontre cruciale
    flirt sous les étoiles.


    Descendre de scène
    entre ces inconnus
    danser sans retenue.


    La fin de l’été
    le blanc du tissu
    son sexe ingénu.


    Par la dépouille
    quitter l’été
    qui dans neuf mois réapparaît.


    C’est l’automne
    sa confidence après la danse
    admet un pet.


    Pieds et mains à nombre égal
    à deuxième danse de l’automne
    se régalent.


    Crépitement des légumes
    fendant le silence
    et le froid d’automne.


    Chaque objet légué
    est un espace heureux
    retrouvé en moi-même.


    Sa voix touche mon cœur
    les plantes du salon
    deviennent plus vivantes.


    Roulent les objets
    qui à peine exposés
    trouvent de nouvelles mains.


    Une journée passe
    sans qu’aucun autre humain
    ne fasse apparition.


    Elle marchait dans la rue
    un gros chien
    tout au dessus d’elle


    Je partais travailler sans élan
    j’en suis revenu
    ressourcé.

  • Haïkus en août 2025

    Haïkus en août 2025

    Oreilles contentées
    de la voix si angélique
    d’un appel d’été.


    Grande joie de l’été
    que de promener ses pieds
    seul sous les étoiles.


    Sonnent les percussions
    de mon trente-septième été
    entouré d’amis.


    Les jets sous mes pieds
    et la vapeur d’eau chaude
    cadeau juste à moi.


    Dimanche estival
    présence amicale
    de mon corps au lit.

  • Haïkus en juillet 2025

    Haïkus en juillet 2025

    Loin sous les étoiles
    douceur de vivre l’été
    au balcon nouveau.


    Dix minutes à rire
    sans arrêt à l’air d’été
    mes yeux dans les siens.


    Douceur de l’été
    que ces deux pointes
    sous le tissu blanc.


    La nuit chaude d’été
    fit l’amour passionnément
    puis se rendormit.


    L’été en forêt
    on s’est raconté nos vies
    sur un banc en bois.


    La meilleure pizza
    en été perd son attrait
    servie sans sourire.


    Une journée d’été
    sur le chemin le plus vert
    je marche et je mange.


    Vibrations d’été
    deux objets se cassent par terre
    je tape mes tambours.


    Joie de retrouver
    après absence en été
    son logis chéri.


    Tout seul en été
    la perspective d’un voyage
    pour me réjouir.


    Étant juste toi
    pour l’amour que tu m’évoques
    intime ovation.


    Au cœur de l’été
    je danse au premier concert
    je l’ai rencontrée.


    En pleine altitude
    elle tape sur ses percussions
    je pleure de beauté.


    L’été en montagne
    à cinq en voiture
    famille d’un trajet.


    Par un beau hasard
    même maison et même concert
    neufs étés plus tard.


    Elles partagent la scène
    les instruments résonnants
    mais aussi leur lit.


    En finesse sur scène
    les notes se logent dans mon cœur
    je mange et je pleure.


    Son corps délicat
    dans sa robe orange et blanche
    me fait voyager.


    Leurs deux voix se mêlent
    belles comme elles se trouvent sur scène
    brune et blonde.


    Ce concert d’été
    une serviette couvrait sa tête
    durant son solo.


    Randonnée d’été
    pour quatre chanteuses habitées
    et mes larmes salées.


    Trempés jusqu’aux os
    par la pluie de la montagne
    les cœurs restent bien chauds.


    Tristesse de l’absence
    d’un au revoir incarné
    lorsqu’elle est partie.


    Bonheur que sentir
    les paroles de son cœur lourd
    recevoir écoute.


    Instabilité
    météo de la montagne
    de mes émotions.


    Un piano là-haut
    dernier concert de l’été
    sous mes yeux humides.


    Bénie soit la femme
    qui laisse sa chevelure neutre
    paraître à l’été.


    De mes percussions
    ça y est je souhaite briller et
    me faire remarquer.


    Un heureux chaos
    règne dans cet aéroport
    je me sens renaître.


    Je me sens enfant
    randonnant avec parents
    mais avec amis.