Je quitte ma maison
et la retrouve
des tomates-cerises en main.
Ses cheveux noirs
sa main dans ma nuque
et le silence.
De mon balcon
j’ai fait coucou
aux lointains passants amis.
Insomnie
pour me lever
et manger du thon.
Les couleurs de l’automne
vivent
comme un deuxième printemps.
Tournoiement céleste
de la feuille d’automne
terminant dans le lac.
En se livrant
on a adoucit les parts blessées
de nos histoires.
Dans le chaos des cœurs qui pointent
je peine
à sentir le mien.

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