J’ai décidé
de fêter la fin d’été
à Annecy.
Pas pressés le matin
en fou-rire dans le train
voilà mon chemin.
Le bleu du lac
le confort du hamac
et le lierre de l’arbre.
Le poème du libraire
le toit de l’église
et la pluie dehors.
Le pantalon blanc
de la joueuse d’orgue
s’agite sous la pluie.
C’est sur ce même bateau
que trois étés plus tôt
elle était seins nus.
Bonheur dans le lac
d’être aussi sale
puis aussi propre.
Elle a mauvaise haleine
la dame à côté
à la laverie.
Des corps enlacés
dansent sous la Lune
beaux comme des Soleils.
Je signe
à sa demande
pour ses enfants.
Dès le matin
entre les gouttes de rosée
des fourmis slaloment.
Dans un salon de thé
je la reçois cinq sur cinq
sa voix nouvelle.
L’eau comme élément
de célébration
de la fin d’été.
L’été s’estompe
deux bouches racontent
quatre lèvres se rencontrent.
Soirée estivale
rencontre cruciale
flirt sous les étoiles.
Descendre de scène
entre ces inconnus
danser sans retenue.
La fin de l’été
le blanc du tissu
son sexe ingénu.
Par la dépouille
quitter l’été
qui dans neuf mois réapparaît.
C’est l’automne
sa confidence après la danse
admet un pet.
Pieds et mains à nombre égal
à deuxième danse de l’automne
se régalent.
Crépitement des légumes
fendant le silence
et le froid d’automne.
Chaque objet légué
est un espace heureux
retrouvé en moi-même.
Sa voix touche mon cœur
les plantes du salon
deviennent plus vivantes.
Roulent les objets
qui à peine exposés
trouvent de nouvelles mains.
Une journée passe
sans qu’aucun autre humain
ne fasse apparition.
Elle marchait dans la rue
un gros chien
tout au dessus d’elle
Je partais travailler sans élan
j’en suis revenu
ressourcé.

Laisser un commentaire